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Que voulez-vous Nous nous sommes aimés. [...]
C’est
avec ce dernier vers du poème Couvre-feu de Paul Eluard que se termine
le témoignage de Maria de los angeles Benito, Angelita, ma grand-mère.
En guise d'héritage pour sa famille, elle avait décidé d'enregistrer
sur un vieux magneto cassette sa petite histoire, sa retirada, son exil
d'Espagne en 1939 fuyant l’avancée finale des troupes franquistes.
Partir c’est laisser quelque chose derrière soi, Partir c’est aussi entamer un chemin.
Quelle
relation avons-nous à notre histoire familiale ? En quoi les migrations
de nos parents, grands-parents, se répercutent-elles sur notre propre
histoire ? Qu'avons-nous tous à raconter de chacun ? Car nous sommes
tous des exilés. Exilés pour échapper à la guerre, à la famine, à la
répression ou au chômage, exilés de pays lointains ou du village d’à
côté, exilés pour survivre, pour l’espoir d’une meilleure vie, pour le
travail, par passion, par amour, pour toujours ou dans l'espoir du
retour, nous sommes tous des exilés.
Que voulez-vous Nous nous sommes aimés. Un poème musical et chorégraphique, Enlever les couches pour atteindre la mise à nue de l'âme, Et revenir aux origines.
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